Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 10:26

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24/02/2011   Info club

En formation

Pendant les vacances scolaires, au gymnase Carnot, Jean Michel Giroudon organise des stages et journées de détection pour les joueurs nés entre 1996 et 2001 (plus d'infos en bas d'article). L'occasion pour nous, de revenir sur Jean-Michel Giroudon qui est l’œil de lynx de la Chorale depuis plus de 10 ans. Il repère et traque de son œil d’expert les jeunes basketteurs de la région roannaise, afin de leur proposer d’intégrer une formation de qualité, à l’issue de laquelle ils pourront peut-être intégrer des équipes professionnelles ou semi-pro…Rencontre.

 
Jean-Michel, quel est ton rôle au sein de la Chorale ?
« Mon job, c’est de repérer les meilleurs gamins du secteur roannais ; ceux qui entre 10 et 15 ans ont une qualité Basket, le potentiel Taille, la motivation, et qui grâce à la formation sportive qu’on leur propose, pourront se préparer sur plusieurs saisons pour intégrer des équipes engagées en Championnats de France Minimes , Cadets et Espoirs. »
 
Comment s’effectue le repérage ?
« De Benjamins à Minimes, c’est sur le principe de libre adhésion, c’est-à-dire que les gamins viennent se présenter d’eux-mêmes lors de détections organisées à partir de février. Chaque saison, j’essaie de constituer 4 équipes par tranche d’âge ( 2 Benjamins et 2 Minimes ) et composées en priorité de joueurs du secteur nord du département car c’est une volonté logique de l’association de promouvoir la formation des jeunes basketteurs du Roannais.
Les détections pour la saison 2011-2012 commencent la semaine prochaine et vont se poursuivre durant les vacances de Pâques. J’espère cette année encore, pouvoir trouver des joueurs roannais intéressants et motivés.
Le fait de recruter à l’extérieur est toujours plus délicat car il faut pouvoir être en mesure de proposer à ces jeunes, des familles d’accueil, un suivi de leur scolarité, de leur soins...Ce travail de détection plus large s’organise en principe à partir des cadets.
Je souhaite souligner le rôle joué par l’association des Anciens depuis longtemps pour permettre une aide financière de cette prise en charge pour toutes ces équipes qui évoluent dans les championnats régionaux ou nationaux ( déplacements lointains, repas, hébergement…).
J’ai travaillé de concert avec Yves Le Gaillard ou maintenant Gérard Bonnabaud, ces hommes-là sont des présidents particulièrement attachés à la formation des jeunes, et qui soutiennent les équipes avec passion et organise leur quotidien avec une équipe de dirigeant. »
 
Quel est le rythme d’entraînement de tes équipes ?
« Les Benjamins doivent s’entraîner au minimum 4 heures par semaine, les Minimes 6 ou 8 heures, mais en réalité, ils peuvent suivre jusqu’à 10h hebdomadaires s’ils le souhaitent. Mais toutes les séances ne sont pas intensives, et on propose des ateliers techniques ( tirs, dextérité..) au moins deux fois par semaine.
J’ ai avec moi deux assistants Jean Yves Buchet et Floran Royer pour m’aider à encadrer ces 40 jeunes ( pour coacher les équipes benjamins ), l’aide de Catherine Ponchon ( prof EPS) qui encadre les ateliers d’école de courses en particulier et un jeune en formation Robin Maubert..
Nous proposons un championnat départemental pour les meilleurs poussins et benjamins première année, des championnats Régionaux pour les benjamins seconde année et minimes première année, le championnat de France pour les minimes deuxième année.
Même les poussins de Christian Chapiron s’entraînent deux fois, une avec l’école de Basket mis en place avec les clubs de la ville de Roanne et une seconde avec la Chorale . 
Il faut savoir que pour arriver au plus haut niveau, il faut déjà avoir le potentiel physique et mental, et il est estimé qu’il faut environ 10 000 h de pratique soit environ 11 années de 80 heures par mois…cela fait
une moyenne de 20 heures par semaine ou 3 h par jour…( avec la préparation physique, la musculation, étirements, soins, travail technique, vidéo, matchs, entraînements collectifs...) sachant qu’à partir de 17/18ans , la fin de croissance, les temps de travail sont augmentés.
Mais certains commencent à 16 ans le basket et avec 5/6h par jour.. ils arrivent au même résultat !!
Ca veut aussi dire que c’est pratiquement impossible d’assurer des études sérieuses après le bac si on veut devenir pro de basket.
La formation et l’apprentissage sont fortement liés à la motivation du joueur de se confronter à l’adversité avec le maximum d’envie de réussir. Le résultat de la compétition n’est pas pour moi l’essentiel mais il est indispensable d’aimer gagner et je ne connais pas de joueurs compétiteurs qui aiment perdre.
Le plus important, réside dans le fait que les jeunes soient toujours confrontés au meilleur niveau possible…aussi bien aux entraînements qu’ aux matchs…et comme beaucoup d’entre eux participent aux diverses sélections départementales ou régionales, leur formation aussi basket que mentale est encore complétée.
Alors oui, tous ne vont pas jusqu’au bout du cursus Espoirs, et là est la dure loi de la sélection qu’elle soit sportive ou autre, et elle est parfois injuste… mais si je devais regretter une chose, ce serait qu’il manque sur Roanne une équipe Cadets France de seconde division. Pour info il y a je crois 7 équipes cadets du Roannais engagées en pré ligue !! et je ne suis pas certain qu’une va arriver à se qualifier pour le groupe A….et je pense que dans ces 70 joueurs éparpillés on pourrait quand même proposer à certains de connaître un championnat de France B. »
 
Quelle est pour toi ta plus grande fierté ?
« Lorsque je vois évoluer dans l’équipe des Espoirs, des joueurs qui sont passés par les petites équipes du club, je suis content c’est sûr, de voir tout ce travail récompensé, pour eux , mais aussi pour les parents ou dirigeants qui doivent assurer l’organisation du quotidien.
Je suis heureux également de recevoir des nouvelles par mail d’anciens jeunes, comme par exemple Mehdi Chériet (de tarare et ancien joueur choralien champion de France minimes et cadets et joueur espoir) actuellement en université au USA et qui me raconte que Bill Walton et Steve Keer sont venus lui parler pendant son entraînement...
Il est souvent rapporté que très peu de joueurs sortent pros des centres de formation…le pourcentage c’est vrai est très faible…mais je pense qu’il faut raisonner à l’inverse…c’est à dire que pour devenir professionnel il faut passer par la formation, les sélections , les pôles et les championnats minimes et cadets France, Espoirs ou lnsep…et pour ne citer que les meilleurs que ce soit Parker à Rouen, Diaw à Bordeaux, les Pietrus à Pau mais tous les autres comme aussi Pellin, Diot, Batum, Decolo, Jackson, Lacombe, Braud… ce sont tous des joueurs que j ai croisés en championnat  ! Même si certains joueurs et exceptions apparaissent bien plus tard.
Dans les années à venir, j’espère que nous allons recommencer à alimenter le centre de formation avec une grosse majorité de petits gars du coin, et si un jour…1 joue en pro… tout le monde sera fier…mais le niveau des pros est tellement haut maintenant !!! nous sommes plus en fond de pro B…mais en coupe d’Europe ! 
Mais par exemple, je peux assurer que JDC était content de Yohan Benfatah (Choralien en poussin) qu’il a sollicité en début de saison pour compléter son groupe pro à l’entraînement…
Grâce à la volonté affichée de l’association, mon travail de repérage et de formation va dans ce sens et nous allons tout faire pour y parvenir de plus en plus avec l’aide de mes collègues du centre de formation qui poursuivent mon action !... »
 
Céline M.

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Commentaires

moi je suis un joueur de basket et je joue en junior.est_il possible pour moi d'avoir un club en europe ou commencer une carriere de pro?
Commentaire n°1 posté par olly le 24/08/2011 à 19h43
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